Panier : Votre panier est actuellement vide
Vous êtes ici : Ma grossesse > IVG
IVG
En moyenne, 350 000 IVG sont pratiquées en France chaque année. Depuis les mères de famille débordées jusqu'aux adolescentes démunies, toutes les franges féminines sont représentées. En France, l'IVG ou interruption volontaire de grossesse est possible jusqu'à 12 semaines de grossesse soit 14 semaines après le 1er jour des dernières règles. La femme est seul juge de cette situation et sa liberté de décision est confirmée par la loi. En ce qui concerne les mineures, il est théoriquement nécessaire d'obtenir l'autorisation des parents ou du porteur de l'autorité parentale ou son représentant (Tuteur). Souvent le dialogue n'est pas possible et l'accord parental n'est plus alors obligatoire. Il est simplement demandé à la jeune femme mineure de désigner un adulte référent de son choix qui l'accompagnera dans cette démarche.L'IVG est un acte médical non anodin qui est réglementé et qui comprend plusieurs étapes spécifiques.
Les démarches
L'IVG est obligatoirement pratiquée par un médecin dans un hôpital ou un établissement privé de santé. Le planning familial de votre ville peut vous fournir les renseignements adéquats pour trouver un établissement qui pratique l'IVG. Quelquefois, l'IVG est pratiquée par un médecin de ville, notamment lorsqu'il n'y a pas d'intervention chirurgicale. Ce médecin est alors forcément en lien avec un établissement qui pratique l'IVG.
Ainsi un médecin généraliste lambda n'est pas forcément le bon interlocuteur pour une IVG, même médicamenteuse. En effet, les médecins ont la possibilité de refuser de pratiquer un IVG. Il ont alors l'obligation de le spécifier dès le départ et de remettre à la personne concernée un dossier d'information qui l'aidera dans la poursuite de ses démarches.
La première consultation médicale
C'est l'occasion pour le médecin d'examiner la patiente et de pratiquer, selon les cas une échographie de contrôle (sachant que l'embryon est visible dès la 6ème semaine de grossesse). C'est l'une des techniques utilisées, avec les examens sanguins, pour dater la grossesse lorsque la date limite des 12 semaines de grossesse et 14 semaines daménorrhée est proche.
Au cours de cette consultation, le médecin doit informer la patiente sur les méthodes susceptibles utilisées (médicales ou chirurgicales) et lui présenter les risques encourus et les effets secondaires potentiels. Il lui remet également un dossier-guide, élaboré et actualisé annuellement par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Ce dossier-guide comprend:
- Le rappel des dispositions législatives concernant l'IVG
- La liste des établissements autorisés à pratiquer l'IVG et leurs adresses
- La liste des établissements d'information, de consultation et de conseil familial, des centres de planification et d'éducation familiale, des services sociaux et d'autres organismes agréés.
Au cours de la consultation, le médecin va chercher à connaître l'origine de l'échec de la contraception utilisée par la patiente. Selon les cas, il recommandera un dépistage des MST (maladies sexuellement transmissibles) et notamment du virus HIV. Dans tous les cas, il est conseillé de prendre rendez-vous le plus tôt possible, compte tenu des délais d'attente.
L'entretien avec un conseiller
C'est l'occasion pour le médecin d'examiner la patiente et de pratiquer, selon les cas une échographie de contrôle (sachant que l'embryon est visible dès la 6ème semaine de grossesse). C'est l'une des techniques utilisées, avec les examens sanguins, pour dater la grossesse lorsque la date limite des 12 semaines de grossesse et 14 semaines d'aménorrhée est proche. Au cours de cette consultation, le médecin doit informer la patiente sur les méthodes susceptibles utilisées (médicales ou chirurgicales) et lui présenter les risques encourus et les effets secondaires potentiels. Il lui remet également un dossier-guide, élaboré et actualisé annuellement par les directions départementales des affaires sanitaires et sociales (DDASS).
Les couples peuvent profiter de cet entretien pour formuler leur décision d'avoir recours à l'IVG. Il ne s'agit pas d'un examen mais d'un espace de dialogue qui permet de s'exprimer face à un tiers qui a suffisamment de recul pour souligner les points de contradiction éventuels et surtout répandre aux nombreuses questions qu'ils se posent. L'entretien est mené par une conseillère conjugale ou une assistante sociale. Il a lieu en général la semaine qui suit la consultation médicale et doit forcément se faire au minimum 48h avant l'intervention. Il a lieu dans un établissement indiqué dans le dossier-guide, hôpital ou centre de planning familial.
Dans les établissements de santé publics, les départements d'IVG sont dans l'obligation de proposer des permanences destinées à ce type d'entretien, afin de permettre à la femme enceinte d'accomplir l'ensemble des démarches en un même lieu.
La deuxième consultation médicale
En théorie la deuxième consultation a lieu au minimum sept jours après la première. Évidemment, ce délai peut être réduit si l'échéance des 12 semaines de grossesse est proche, afin de ne pas courir le risque de le dépasser.Lors de cette consultation, la femme remet au médecin un formulaire confirmant sa décision de subir une IVG, en reconnaissant avoir pris connaissance des risques et troubles susceptibles d'apparaître. Les mineures doivent fournir une attestation d'entretien. Il est donc alors possible pour le médecin de pratiquer l'IVG.
Une consultation de contrôle est réalisée entre le 14ème jour et le 21ème jour qui suit l'IVG. Elle a pour but de vérifier que l'intervention a correctement fonctionné et que les suites (saignements, douleurs etc.) se résorbent normalement. Si ce n'est déjà fait, une contraception orale est alors prescrite.
IVG : les méthodes utilisées
Il existe 2 types de méthodes, la méthode médicamenteuse et la méthode instrumentale ou chirurgicale. Autant que possible, il est recommandé de laisser le choix de la méthode à la patiente. Cependant en général la méthode médicamenteuse est utilisée lors d'IVG précoces et la méthode instrumentale lors d'IVG avancées (proche du délai légal de 12 semaines). Par ailleurs, elles ne comportent pas les mêmes risques de complications.
La méthode instrumentale ou chirurgicale
Elle est exclusivement pratiquée en établissement de santé et nécessite une hospitalisation inférieure ou égale à 12 heures. Cette méthode utilise différentes techniques, la plus courante étant l'aspiration. Elle est pratiquée sous anesthésie locale ou générale.
La méthode médicamenteuse
Elle consiste en la prise en 2 étapes de médicaments abortifs. La première prise a pour fonction d'interrompre la grossesse, et la seconde prise de provoquer des contractions artificielles qui favoriseront l'expulsion de l'embryon. Selon l'avancée de la grossesse et les risques encourus (hémorragies), elle peut être pratiqué en médecine de ville ou dans un établissement de santé.
Attention, tous les médecins ne sont pas habilités à pratiquer une IVG. Pour cela, ils doivent remplir un certain nombre de conditions :
- Être qualifié en gynécologie médicale ou en gynécologie obstétrique ou justifier d'une pratique régulière de l'IVG médicale en établissement de santé.
- Avoir passé un accord avec un établissement de santé qui pourrait pour accueillir les patientes en cas de complications.
Lorsqu'une IVG est pratiquée par un médecin de ville, il délivre lui-même les médicaments et leur prise doit se faire obligatoirement en sa présence. Ensuite, il doit remettre à la patiente, comme c'est le cas en établissement de santé, un document écrit précisant le protocole de l'IVG à respecter. L'IVG médicale ne peut être réalisé en dehors établissement de santé à partir de la 6ème semaine de grossesse (ou 8 semaines après le début des dernières règles).
IVG : quel coût ?
Le coût d'une IVG est plafonné et fixé par arrêté publié au Journal Officiel. Les montants indiqués ci-après sont en vigueur depuis le 29 juillet 2004.
Une IVG instrumentale coûte entre 190 euros et 275 euros lorsqu'elle pratiquée dans un établissement public. On retrouve dans cette fourchette de nombreuses variations de prestations (anesthésie locale o générale, durée d'hospitalisation inférieure ou supérieure à 12h). Le forfait pour une IVG par mode médicamenteux s'élève à environ 260 euros en établissement public et 192 euros en médecine de ville.
L'IVG pratiquée en établissement est remboursée à 80 % par l'assurance maladie. L'IVG médicamenteuse pratiquée en médecine de ville ou en consultation externe d'un établissement hospitalier est prise en charge à 70 %. Elle prise en charge complètement pour les mineures non-émancipées sans consentement parental qui ne disposent pas de revenus suffisants pour faire face à cette dépense.
IVG, bien vivre l'après
Selon les personnalités, l'IVG est une épreuve plus ou moins difficile à passer. Il est recommandé de chercher un soutien affectif auprès de son entourage lorsque cela est possible. Votre médecin peut vous aider à passer le cap en vous fournissant une béquille médicamenteuse. Il existe d'autres solutions basées sur les médecines douces. Pensez à la phytothérapie (millepertuis), à la nutrithérapie (oméga 3, magnésium + vitamines B) et aux méthodes de relaxation (yoga, sophrologie etc.), qui pourront vous aider à garder le moral et à rester positive.
Sources :Services-public.fr

