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La dépression post-natale
Tout dans notre environnement, que ce soit dans les films, les chansons, les cartes de félicitations, ou même dans la publicité, porte à suggérer que l’arrivée d’un bébé dans une famille ne peut être qu’une expérience extrêmement heureuse. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas, en particulier pour les femmes qui vivent une dépression postnatale (une dépression après la naissance de leur enfant).
Les mamans déprimées décrivent la dépression postnatale comme une longue traversée dans le brouillard, elles se sentent vides de l’intérieur, et ne ressentent aucune joie ni excitation pour ce qui pourrait être l’une des plus belles périodes de leur vie.
Beaucoup de femmes disent pleurer, se sentir accablées par un sentiment permanent d’incompétence et d’anxiété. Cette situation peut être renforcée par la culpabilité que ces sentiments provoquent en elles, vis-à-vis de leur enfant. Certaines d’entre elles finissent même par avoir l’impression de ne pas être « assez bien» pour être de bonnes mères.
La dépression postnatale n’est pas facile à diagnostiquer, sachant qu’il n’est pas toujours facile de différencier des comportements normaux pour une jeune mère privée de sommeil et des comportements qui, au contraire, sont des troubles à part entière nécessitant un traitement.
La dépression postnatale est assez similaire à une dépression plus « classique », mais le fait d’avoir un bébé peut augmenter les risques d’en contracter, et éventuellement la déclencher. Cependant, cette maladie touche d’abord des femmes bien que les peuvent également être touchés.
Qu’est ce que la dépression postnatale ?
La dépression postnatale arrive dans les douze mois après la naissance d’un enfant. C’est une « baisse de moral » sévère durant plus de deux semaines et qui change la manière dont vous vivez habituellement au quotidien.
La dépression postnatale peut arriver immédiatement après la naissance, mais se développe le plus souvent graduellement dans les premières semaines après la naissance et est dans la plupart des cas diagnostiquée seulement quelques mois plus tard. Parfois, la dépression peut démarrer dans les mois précédant la naissance, dans ces cas-là, on parle plus de dépression anténatale. C’est pour cette raison que l’on parle de plus en plus de dépressions périnatales lorsque l’on parle de ces pathologies.
La dépression post-natale est-elle répandue ?
Les estimations varient beaucoup sur les chiffres réels de la dépression postnatale. On estime qu’environ 15 à 20 % des femmes souffriraient de symptômes passagers de dépression ou d’anxiété pendant leur grossesse ou après la naissance de leur enfant.
Seulement 10% des femmes enceintes seront sujettes à une dépression anténatale et environ 13% des jeunes mamans feront une réelle dépression postnatale. Heureusement, celle-ci n’est sévère que pour 3% des jeunes mères.
Ces chiffres sont à prendre avec des pincettes, car il est difficile de connaître la proportion de cas qui ne sont pas diagnostiqués. En effet, les femmes en souffrance sont souvent réticentes à demander de l’aide, car elles ont honte, et espèrent que leur état va s’arranger de lui-même. Souvent, elles ne sont pas totalement conscientes qu’elles ont un problème ou encore elles sont trop occupées par leur bébé pour se préoccuper de leur situation psychologique.
Les femmes ayant souffert de dépression postnatale après la naissance de leur premier bébé, mais sans la soigner, peuvent alors voir la situation échapper à tout contrôle avec leur second enfant. Dans les autres cas, la dépression ne peut arriver qu’à la naissance du second bébé ou après, puisque le stress est souvent augmenté avec plusieurs enfants en bas âge.
Plus grave que le « baby blues »
Le baby blues et la dépression postnatale sont deux pathologies différentes. En effet, le baby blues atteint la plupart des mères quand leur taux d’hormones change dans les premiers jours après leur accouchement. Le baby blues est très fréquent, et rend les jeunes mamans très émotives, angoissées et anxieuses, mais en général ces symptômes ne sont que passagers, et le baby blues guérit vite. C’est seulement lorsqu’un baby blues dure plus de deux semaines qu’il faut s’inquiéter et s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une véritable dépression postnatale ou d’une autre pathologie psychologique.
Les symptômes
Alors, comment savoir si vous contractez bien une dépression postnatale ? Si vous présentez depuis plus de deux semaines plusieurs les symptômes suivants, vous faites peut-être une dépression postnatale.
Les symptômes sont divisés en deux catégories : les symptômes psychologiques, que ce soit des pensées, des sentiments ou des comportements ou les symptômes physiologiques
Les symptômes psychologiques peuvent inclure :
- une perte d’intérêt et de plaisir dans tout ce qui d’habitude au contraire suscite de l’intérêt de la part du sujet
- un sentiment de tristesse, de fatigue permanente
- une perte de motivation
- une perte d’estime de soi, ou de confiance
- des sentiments négatifs (culpabilité, colère, impuissance, désespoir, échec…)
- un retrait social, ne plus trouver d’intérêt à sortir, interagir avec d’autres personnes
- des idées ou pensées suicidaires
- un haut niveau d’anxiété
- une perte de concentration et de mémoire
Les symptômes physiques sont les suivants :
- une difficulté à s’endormir
- des crises de panique
- une perte d’appétit
- une perte/prise de poids
- une baisse de la libido
- une fatigue chronique
- des idées ou pensées suicidaires
- un haut niveau d’anxiété
- une perte de concentration et de mémoire
Quels traitements ?
La dépression ne se guérira pas d’elle-même. Sans traitement, elle pourrait même se développer à long terme. Des traitements sont disponibles, et dans la plupart des cas, les femmes atteintes s’en remettent complètement. Un suivi psychologique, un traitement médicamenteux et des mesures sur votre mode de vie peuvent aider. Votre médecin saura vous conseiller sur ce qui est le plus approprié dans votre cas.
Le suivi psychologique peut aider à modérer la dépression En effet, des recherches prouvent qu’une fois qu’un modèle de pensées négatives est établi chez un patient, le cerveau développe des chemins pour l’encourager à continuer à penser de cette façon. Changer la façon dont vous pensez peut changer la façon dont vous vous sentez.
Les médicaments médicaments prescrits par les médecins et psychiatres sont habituellement des antidépresseurs. Ils présentent un certains nombre d’inconvénients (effets secondaires, accoutumance) et ne sont pas recommandés au cours de la grossesse ou en période d’allaitement.
Les traitements naturels , qui pour la plupart ne présentent pas de risque en cas de grossesse et d’allaitement, trouvent ainsi leur place comme moyens d’améliorer l’équilibre émotionnel. On trouve parmi eux :
- Les oméga 3 sont indispensables au bon fonctionnement du cerveau. Par ailleurs, on sait qu’une alimentation carencée en oméga 3 peut avoir une incidence directe sur le développement d’une dépression. Une alimentation de type méditerranéenne ainsi qu’une supplémentation adaptée en oméga 3 (EPA + DHA), en cure renouvelable de 2 à 4 mois, permet d’améliorer les symptômes et le ressenti. Mix-alpha 3.
- Le magnésium pour son action sérotoninergique et qui est potentialisé par les vitamines B. Cure Équilibre émotionnel, D-Stress.
- La phytothérapie : millepertuis, aubépine, passiflore, valériane.
Le mode de vie
En cas de dépression, le mode de vie joue un rôle fondamental dans la « guérison ». Le maintien d’une vie sociale, la pratique d’une activité physique régulière, la pratique de la relaxation, sont importants. Il est encore plus décisif de ne pas des refermer sur soi :
- Parlez. Cela peut vous aider à vous sentir beaucoup mieux, en autorisant les autres à vous fournir un soutien supplémentaire.
- Faites de votre santé mentale une priorité. Si vous pouvez organiser des sorties (soit toute seule, soit avec votre compagnon), reconnaissez que c’est important, ne laissez pas la culpabilité vous empêcher de faire ces pauses. Des activités simples, telles que d’écouter de la musique réconfortante, prendre un bain chaud, faire du shopping ou tout simplement regarder un film peuvent être réellement revigorantes.
- N’hésitez pas à demander de l’aide pour des tâches pratiques ou en accepter de la part de vos proches : baby-sitting, aide pour les repas, le ménage, etc.



