La minéralisation osseuse

Santé
La minéralisation osseuse

Qu’est-ce qui minéralise l’os ?

Question simple à laquelle nous pensons tous pouvoir répondre en citant le calcium. On sait tous que la minéralisation osseuse requiert du calcium. Mais ce minéral ne suffit pas : il faut aussi du collagène, de la silice et des vitamines. Plus on avance en âge, plus notre structure osseuse se fragilise parce que la fixation du calcium pose problème. Ainsi, chez les seniors, les capacités d’absorption du calcium commencent à décliner avec l’âge (1) et corrélativement leur statut en vitamine D est plus faible (2).

Une supplémentation en vitamine D permet d'augmenter la minéralisation osseuse. Sans vitamine D, on ne peut ni synthétiser ni fixer le calcium. Le calcium se dépose alors sur les parois de nos vaisseaux sanguins au lieu de se déposer sur les os. Une supplémentation quotidienne en vitamine D réduit de 26% le risque de fracture du col du fémur et de 23% le risque de fracture vertébrale. Cette démarche commence à rentrer dans les moeurs même si on observe un déficit en vitamine D auprès de 80% de la population française.

Il est à noté cependant qu'une supplémentation en calcium et vitamine D aide à la reminéralisation osseuse mais augmente en parallèle la calcification des tissus mous (muscles, cartilages). Pire, le calcium apporté à forte dose d’un coup inhibe l’absorption du zinc alors que ce dernier est justement fondamental pour la structure osseuse. Or, on a constaté que chez les seniors le zinc était mal absorbé. Il est pourtant essentiel au bon fonctionnement des défenses immunitaires mais aussi à la santé osseuse. Il faut donc aller plus loin qu’un apport combiné de calcium et de vitamine D et réfléchir à une stratégie cohérente de reminéralisation osseuse.

Une stratégie cohérente de reminéralisation osseuse

Afin d'assurer une bonne minéralisation osseuse, le calcium ne suffit pas. D’autres nutriments, auxquels on ne pense pas systématiquement, interviennent dans la construction du tissu osseux :

  • Le magnésium : l’assimilation du calcium se fait en lien avec le magnésium. Ainsi, les os en contiennent d’importantes réserves dans lesquelles puise l’organisme en cas de carence. Par exemple en cas d’ostéoporose, le magnésium de l’os est réduit de 18%. Le magnésium prévient la formation de calculs calciques au niveau rénal. Il va aussi aider la vitamine D3 à fonctionner.
  • Le silicium (ou silice) est aussi impliqué dans la formation de la trame osseuse en la stimulant. Plus surprenant, le silicium s’oppose aux effets négatifs de l’aluminium qui a la fâcheuse habitude de prendre la place du calcium.
  • La vitamine K2 est un marqueur de déminéralisation. Elle aide aussi le calcium à se fixer. Sous sa forme ménaquinone 4, forme la plus commune de la vitamine K2 d’origine animale, sa capacité à réduire les risques de fracture en cas d’ostéoporose post-ménopause a été démontrée. Elle a une action plus spécifique sur le métabolisme osseux que la vitamine K1 d’origine végétale.
  • Il existe aussi d’autres nutriments protecteurs comme le soja, spécialement pour la femme, qui a pour double-effet de supprimer les symptômes de la ménopause (bouffée de chaleur, sécheresse de la muqueuse vaginale) et de prévenir les risques d'ostéoporose mais également de cancer du sein.

Il est bien évidemment recommandé de consommer régulièrement des fruits et légumes : une multitude d’études démontrent un lien entre une meilleure densité osseuse et un apport plus élevé en fruits et légumes aux propriétés basifiantes. Cependant, le facteur le plus important pour conserver sa masse osseuse reste la pratique d’un exercice quotidien, selon ses capacités (marche, vélo, natation, yoga, etc...).

Comme vous pouvez le constater, il n'est nulle part question de produits laitiers (3), contrairement aux messages de prévention régulièrement assénés par les médias. Contrairement à ce que les lobbys veulent nous faire croire, le lait n’est pas la première source alimentaire de calcium : 100 gr de sardines apportent 400 mg de calcium alors que 100 gr de lait n'en apportent que 113 mg. De plus, il est très souvent mal digéré et peut être source d’intolérance alimentaire. En définitive, il est inutile de consommer des produits laitiers pour augmenter vos apports en calcium sauf lorsqu'ils sont fermentés comme c'est le cas dans les fromage. Préférez alors les pâtes dures au lait cru.

Aller plus loin

La phytothérapie, c’est-à-dire l’usage médical des plantes peut également être d'une grande aide. Une stratégie phytothérapique efficace est de modifier le terrain acide et donc arthritique, en employant des plantes drainantes comme la reine des Prés ou le cassis qui agissent sur la fonction rénale et favorisent l’élimination des acides. Une autre plante bien connue, la prêle (Equisetum arvensis), a deux vertus associées : le drainage, tout comme les précédentes, et la reminéralisation, utile pour une action de reconstruction de l’os. La prêle, riche en silice, a des effets spectaculaires pour cicatriser un os cassé. La silice est la petite jonction qui va solidifier les brins de collagène. Sans silice, nos os seraient mous. Un apport en silice naturelle et donc parfaitement assimilée par l’organisme s’avère être des plus utiles pour assurer la consolidation osseuse, surtout lorsqu'elle est associée à de la vitamine K2 et de la vitamine D3, comme c'est le cas dans Bi-Ostéo Densité.

Références :
(1) BULLAMORE J.R. et al., « Effect of Age on calcium absorption », The Lancet, 1970; 2 :535-537. (2) Mc KENNA M.J., « Differences in vitamin D status between countries in young adults and the elderly », Am. J. Med., 1992; 93:69-77. (3) La consommation annuelle de lait était estimée à 53 litres environ / habitant en France en 2014. Source : Institut professionnel du lait de consommation.
Ces articles peuvent vous intéresser