La diète méditerranéenne, pour la santé des femmes mûres

Alimentation , Bien-être
La diète méditerranéenne, pour la santé des femmes mûres

Selon une étude récente de la Harvard School of Public Health, un régime méditerranéen riche en poisson, noix, légumes et fruits, réduirait les chances de développer des maladies chroniques plus tard dans la vie.
Les chercheurs ont suivi les habitudes alimentaires et les modes de vie de plus de 10 000 femmes d'âge mûr sur 15 ans. Tous les deux ans, les femmes ont rempli des questionnaires détaillés décrivant leur régime alimentaire. Au cours de ces 15 années d'études, les chercheurs ont analysé les liens entre régime alimentaire et développement de maladies chroniques comme par exemple la maladie de Parkinson, les cancers ou encore les maladies pulmonaires. Les femmes ont également passé au cours de cette étude une batterie de tests afin d’évaluer leur mémoire mais aussi leur condition physique, c’est-à-dire leur capacité à se déplacer et à rester actives.

Les chercheurs ont conclu que les femmes qui ont adopté un régime alimentaire méditerranéen à partir de la cinquantaine étaient environ 40 % plus susceptibles de vieillir sans développer de maladies chroniques, sans être gênées par des problèmes physiques ou encore sans souffrir de troubles de la mémoire, par rapport aux femmes qui n'ont pas suivi ce régime alimentaire. Cette étude a été publiée le 5 Novembre 2013 dans la revue « Annals of Internal Medicine » par Fran Grodstein et Meir Stampfer de la Harvard School of Public Health. Lors d’une interview, Fran Grodstein, co-auteur de l’étude a souligné que les implications de l'étude étaient larges. "Cela suggère vraiment qu'une alimentation saine peut aider à améliorer plusieurs aspects de votre santé et de votre capacité à être en forme en vieillissant."

En quoi consiste réellement la diète méditerranéenne ?

Principes de l'alimentation méditerranéenne selon la Lyon Diet Heart Study

  • Eviter le beurre, la crème (et tous les aliments dans lesquels ils sont cachés).
  • Usage exclusif de l'huile d'olive et de l'huile de colza (source d'ALA).
  • Choisir du lait et des laitages à faible teneur en matières grasses (filière bleu-blanc-coeur ou et/biologique).
  • Contrôler sa consommation de fromage : préférez le fromage de chèvre, 1 portion par jour maximum.
  • Supprimer la charcuterie (sauf jambon dégraissé).
  • Réduire sa consommation de viande (1 fois par jour et préférer la volaille et les viandes maigres).
  • 2 à 3 fois par semaine, consommer du poisson ou un autre produit de la pêche (à la place de la viande maigre ou de la volaille), et choisir de préférence du poisson gras sauvage (source d'EPA + DHA) : sardine, maquereau, thon, hareng, saumon.
  • 3 à 5 œufs par semaine maximum (incluant ceux que l'on utilise dans la cuisine, et à consommer à la place de la viande).
  • De larges portions de fruits et de légumes frais sont recommandées (à chaque repas).
  • Noix, noisettes, amandes et autres fruits oléagineux (non salés) peuvent être consommés chaque jour en petite quantité.
  • Augmenter la consommation de légumes secs (pois chiches, pois cassés, lentilles, fèves, haricots secs, etc.).
  • Consommer du vin rouge, un verre à chaque repas.
  • Utiliser ail, oignon et herbes aromatiques (thym, romarin, etc.) pour la cuisine.
  • Centrer chacun des repas sur les légumes (frais et secs) et les fruits, les céréales complètes (pain complet, riz, pâtes, boulgour, quinoa).

 

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