Comment assimiler au mieux les minéraux sous forme de compléments ?

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Comment assimiler au mieux les minéraux sous forme de compléments ?

Nous serions certainement en meilleure santé si nous absorbions tous les jours, avec notre alimentation, la quantité nécessaire de minéraux et vitamines indispensables au fonctionnement optimal du corps.

Il est compliqué de bien assimiler les minéraux en compléments

Malheureusement, il faut savoir que les différentes nouvelles technologies agroalimentaires (utilisation d'engrais chimiques ou encore dénaturation des aliments) nous offrent souvent une alimentation pauvre en substances essentielles et contaminée - surtout avec les additifs. Les minéraux sont d’une grande importance car, au même titre que les vitamines, ils sont présents au niveau de la composition des enzymes responsables d’un fonctionnement sans failles du corps. Sans ces derniers, la vie est tout simplement impossible. Cependant, beaucoup de laboratoires les présentent sous des formes n’étant pas assimilables.

Les besoins en minéraux peuvent, dans divers contextes, être multipliés par 200 : lorsqu’on est atteint par diverses maladies telles que l'ostéoporose ou la spasmophilie, en cas de grossesse, d'allaitement, de stress chronique ou lors de l’usage de pilules contraceptives, mais également chez les enfants, les individus âgés ainsi que certains adultes.

Ainsi, vous comprendrez certainement que les analyses médicales fassent apparaître chez beaucoup de monde des manques de certains minéraux ou vitamines et par conséquent que les experts prescrivent des suppléments minéraux à leurs patients.

Cependant, comment peut-on expliquer que les résultats des analyses s’optimisent rarement même dans la situation où le patient a appliqué de manière rigoureuse les indications d’un professionnel de santé ? La plupart du temps, le manque de résultat d'une supplémentation ne fait pas réagir le médecin. Ainsi, ce dernier ne donne, en règle générale, qu'une ordonnance afin de prolonger le traitement. Or, on s'interroge rarement sur la biodisponibilité des suppléments présents en pharmacie.

La biodisponibilité est le cœur du souci

La biodisponibilité est tout simplement la quantité d'une substance. Que cette dernière soit consommée sous forme de nourriture, de médicaments ou de suppléments nutritionnels, elle est absorbée par le corps. Ainsi, elle est disponible pour l'activité biologique dans les cellules ainsi que dans les tissus.

Pour ce qui est des minéraux, ces derniers peuvent être apportés sous une forme anorganique (carbonate, oxydes, phosphates ainsi que sulfates) ou organique avec des liaisons complexes avec des acides aminés (pidolates ainsi que glycinates). Dans le but d’être bien assimilés, les minéraux présentés sous forme de liaisons anorganiques doivent être transformés sous une forme soluble dans le tube digestif. Cependant, la solubilité ainsi que la disponibilité dans l'intestin peuvent changer grandement. En outre, sachez que dans le but d’assimiler les minéraux, le métabolisme doit, en les digérant, lier ces derniers dans une structure d'acides aminés particulière à chaque élément. 

Ainsi, les minéraux pris avec une substance organique (transporteur) sont grandement plus assimilables puisqu’ils reproduisent le processus naturel d'assimilation des minéraux par notre corps. Ce procédé offre la possibilité à l’organisme de reconnaître les différents suppléments minéraux en tant que « nourriture » plutôt qu’un morceau de métal indigeste. Le résultat est tout simplement immédiat : une hausse de l’absorption et par conséquent de la biodisponibilité. Il y a un point fort additionnel non négligeable qui est la protection des minéraux via les acides aminés entourant le minéral, le rendant par conséquent aisément accessible et réactif aux autres éléments. 

La décision d'interdire ce qu’on appelle les orotates

Jusqu'à tout récemment, il était plutôt simple de dénicher des minéraux sous leur forme organique puisqu’on pouvait se procurer aisément un peu partout des orotates (que cela soit de fer, de zinc ou encore de calcium). Mais, depuis 2010, les différentes réglementations européennes interdisent l’utilisation de minéraux sous leur forme orotate. Pourquoi une telle interdiction ?

Car il y a tout simplement un danger possible. Cependant, l'argumentation s’avère être dénuée de tout fondement. Au final, cette dernière ne fait que refléter les besoins du lobby médico-pharmaceutique de ne pas autoriser les meilleurs compléments nutritionnels. En outre, sachez que les orotates ont été utilisés avec grand succès et sans aucun effets secondaires durant des dizaines d'années. Désormais, il faut par conséquent se diriger vers d'autres transporteurs de minéraux ayant des résultats positifs semblables aux orotates.

Comment faire afin d’opter pour le bon transporteur organique ?

Le choix du transporteur dont il faut se servir change selon le minéral à transporter et selon différents points :

  • Biodisponibilité optimale.
  • Innocuité.
  • Stabilité (électriquement neutre).
  • Résistance face à l'acidité de l'estomac.
  • Pas de concurrence avec d'autres sels.
  • Poids moléculaire extrêmement faible (optimise l’assimilation).
  • Totalement compatible avec les régimes végétariens.

Il faut savoir que certains transporteurs remplissent la totalité de ces différents critères, et cela peu importe le minéral à transporter.

Les glycinates 

Ils sont d'origine végétale et viennent d’un acide aminé (la glycine) doté de multiples actions positives. En outre, sachez que la glycine est extrêmement présente dans notre corps, dont la régulation n’est autre que la glycémie. Son excellente absorption s'explique par le fait que cet acide aminé soit électriquement neutre. Ainsi, il est insensible à l'acidité de l'estomac. Son poids moléculaire très bas fait de lui un sel grandement assimilable. Pour ce qui est des glycinates, ils sont extrêmement appréciés par rapport au « transport » de sels de magnésium, de fer ainsi que de cuivre. 

Les pidolates 

Ils sont extrêmement présents dans l’univers végétal. Ces derniers proviennent de l’acide pyrrolidone carboxylique (P.C.A) intervenant dans beaucoup de processus biologiques. Obtenu via cyclisation de l'acide glutamique, un acide aminé d'origine végétale, le PCA améliore nettement la biodisponibilité du minéral qu'il transporte tout en optimisant également sa tolérance.

Il faut aussi savoir que cette substance est un précurseur du collagène (peau, trame osseuse) et a été reconnu en tant qu’agent offrant la possibilité à la peau de garder sa résistance mécanique ainsi que son hydratation. En outre, sachez qu’il est présent dans beaucoup de tissus (foie, rate, pancréas, sang ainsi que plasma). Le P.C.A est précurseur de la proline dont un des rôles est d’intervenir sur le cycle de Krebs. Ce dernier nommé a pour finalité une fonction d’antioxydant (cycle glutathion) et optimise nettement le transport de divers acides aminés en direction du cerveau. Signalons aussi qu’il a une activité anti-anxiolytique et est parfaitement supporté par la muqueuse intestinale. Effectivement, ce dernier est tout simplement un dérivé de l'acide glutamique qui s’avère être tout simplement indispensable à un fonctionnement sans failles de l'intestin. Au même titre que les glycinates, les pidolates ont un poids moléculaire moindre ainsi qu’une solubilité indépendante du pH, ce qui fait de lui un des transporteurs favoris du calcium ainsi que du zinc.

Les picolinates

Voici des sels organiques. L'acide picolinique est une substance que notre corps connaît. En effet, ce dernier la synthétise via un acide aminé. Il s’agit du tryptophane. Durant la digestion, l'acide picolinique est, quant à lui, secrété par le pancréas. Il faut savoir qu’il est présent dans le lait maternel mais l’est par contre peu dans le lait de vache. Au final, celui-ci s’avère être un transporteur réputé pour nos cellules par rapport à sa très bonne assimilation des sels de chrome.

Le citrate

Sel organique de l’acide citrique, le citrate est présent dans les fruits. Les citrates, quant à eux, sont des intermédiaires dans le cycle de Krebs (énergie de la cellule) et agissent directement au niveau de la synthèse des acides gras. Pour un apport en potassium, sachez que les citrates sont une source parfaitement assimilable par le corps.

Les malates

Il s’agit de sels organiques de l’acide malique. C’est un constituant naturel d’une multitude de fruits ainsi que de légumes. L'acide malique traverse aisément la barrière hémato-encéphalique et se lie avec l'aluminium dans le cerveau, prévenant par conséquent une accumulation nocive de ce métal. Enfin, signalons que le malate a un autre point fort : il ne se lie pas avec les acides gastriques.

Nos conseils afin d’obtenir des minéraux hautement assimilables

  • Optez pour le calcium (Ca) sous forme de pidolate ou de glycinate. Nous vous conseillons de prendre du pidolate de calcium associé à une petite dose de magnésium (1/5) qui aura pour rôle d’optimiser son action.
  • Pour ce qui est du magnésium (Mg), envisagez ce dernier sous forme de malate. Il faut savoir que le malate n’a pas de réaction avec les acides gastriques. En outre, il ne dégrade pas le fonctionnement du système digestif comme peuvent le faire diverses formes de magnésium. Autre point à prendre en compte : le malate de magnésium est un excellent chélateur et, en échangeant son magnésium contre de l'aluminium, il enlève l'aluminium de l’organisme tout en permettant au magnésium d’être disponible pour les neurones. Sachez également qu’il n’est pas utile de lui fournir des vitamines dans le but d’avoir une biodisponibilité maximale.
  • Concernant le zinc (Zn), il faut le prendre sous forme de glycinate. Dans le but d’être parfaitement absorbé, le zinc a besoin de vitamine B6. En outre, sachez que les vitamines B2 et B3 optimisent quant à elles son action.
  • Le fer (Fe) est à prendre sous forme de glycinate (ou si vous préférez de bisglycinate) . Quand ce dernier est associé aux vitamines du groupe B, à la vitamine C et au manganèse, il est extrêmement pertinent afin de combattre et d’atténuer la fatigue générale.
  • Le cuivre (Cu) est à utiliser sous forme de glycinate. Il est possible de l'associer à de la vitamine C, afin de créer un complexe qui pourra être utilisé pendant un épisode infectieux s’étalant sur une durée d’une à deux semaines.
  • Le chrome (Cr) est pour sa part à prendre sous forme de picolinate. Ce dernier, est pour la plupart du temps associé, pour une efficacité optimale, aux vitamines B2 ainsi que B3.
  • Le potassium (K) doit être pris sous forme de citrate. Il faut savoir que ce dernier est la plupart du temps associé au magnésium ou à la L-taurine.
  • Et enfin, le selenium (Se). Il n’y a pas de transporteur pour le sélénium mais vous devez vous tourner de préférence vers une forme de sélénium parfaitement assimilable. La L-sélénométhionine, conçue via une levure vivante en présence de sélénium, s’avère être une forme hautement assimilable par le corps. En effet, il s’agit de sélénium organique présent sous sa forme la plus métabolisée. Le sélénium est notamment réputé pour différentes caractéristiques anti-oxydantes. Cependant, l’action du sélénium est nettement optimisée avec l’absorption conjointe des vitamines C et E et du beta-carotène.

Désormais, vous savez que les minéraux sont plus simples à assimiler quand ils sont sous forme de sel organique. Au final, vous n’aurez qu’à lire les étiquettes et demander à votre médecin les bons suppléments.

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